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La MRC de l'Île d'Orléans compte 6 municipalités
- Sainte-Pétronille
- Saint-Laurent
- Saint-Jean
- Saint-François
- Sainte-Famille
- Saint-Pierre
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Sainte-Pétronille
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Fondation de la municipalité : 1870. Connue sous l'appellation populaire du bout de l'île, Sainte-Pétronille
de Beaulieu fut un endroit de
villégiature très populaire au milieu du 19e
siècle. Les Hurons y trouvèrent refuge en 1651 et plusieurs bourgeois de la ville de Québec y
firent construire de très belles résidences que l'on peut
encore admirer le long du Chemin Royal.
Formée à même la municipalité de Saint-Pierre, la tradition veut que Sainte-Pétronille soit la fille de Saint-Pierre.
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Saint-Laurent
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Fondation de la municipalité : 1679. D'abord Saint-Paul jusqu'en 1698, puis
St-Laurent par la suite, cette municipalité a toujours eu une vocation maritime. On y retrouve encore des
vestiges de l'ère florissante des chantiers maritimes et des
chalouperies qui, vers le milieu du 19e siècle,
produisirent jusqu'à 400 chaloupes par année. Depuis 1984 un port de plaisance
accueille de nombreux voiliers. Jumelée en 1985 avec Tourouvre, Perche, France.
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Saint-Jean
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Fondation de la municipalité : 1679. La construction de l'église de Saint-Jean remonte à 1732. Le
cimetière, avec vue sur la mer, impressionne les visiteurs par la
perspective d'infini que lui donne le majestueux St-Laurent. Cette municipalité
a abrité et abrite toujours de nombreux marins, principalement des
pilotes.
L'importance de ces gens de mer, la présence de
prospères cultivateurs (industrie laitière, culture de
pommes de terre et de fraises) ainsi que bon nombre de vacanciers firent
de St-Jean la capitale de l'île jusqu'à la construction
du pont en 1935.
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Saint-François
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Fondation de la municipalité : 1679. Saint-François se distingue des autres municipalités de l'île par
l'étendue de ses terres et par le fait que celles-ci
s'étirent du nord au sud, occupant ainsi la pointe de
l'île.
La population, principalement formée
d'agriculteurs, est dispersée sur tout le territoire. Ces grands espaces
permettent la culture de poireaux et pommes de terre.
La vue sur le mont Ste-Anne et le Cap Tourmente est superbe. À cet endroit, le
fleuve est 10 fois plus large qu'en face de Québec, et l'eau
commence à être salée.
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Sainte-Famille
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Fondation de la municipalité : 1661. Sainte-Famille est la plus ancienne municipalité
de l'île d'Orléans.
C'est ici qu'on retrouve la plus importante concentration de maisons de
pierres datant du régime français. Au coeur du village, on
remarque en face de l'église (1743), le couvent de la
Congrégation de Notre-Dame fondée par
Marguerite Bourgeois (1685).
L'entreprise agricole domine à Sainte-Famille; l'industrie laitière et l'élevage sont
importants et de nombreux vergers sont ouverts à l'auto-cueillette
en automne. La vue est magnifique sur toute la Côte-de-Beaupré.
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Saint-Pierre
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Fondation de la municipalité : 1679. Saint-Pierre, où se trouve la plus ancienne église rurale du
Québec (vers 1720), fut un centre d'industries traditionnelles: beurrerie, forge, ferblanterie et fromageries.
La municipalité conserve sa vocation agricole grâce à la culture de
pommes de terre et de fraises. Sa population s'est accrue depuis la
construction du pont en 1935. Aux abords du pont de l'île, à l'automne et au printemps, on peut observer d'importants rassemblements d'oies des
neiges, d'outardes et de canards.
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Seulement 15 minutes séparent l'île d'Orléans du centre-ville de
Québec!

Historique
C'est Jacques Cartier qui, en 1535, à la vue de cette île verdoyante, la surnomme
"île de Bacchus", en raison des vignes
sauvages qui y poussent. Mais bien avant l'arrivée de l'homme blanc, les amérindiens désignaient l'île par le mot algonquin "Ouindigo"
qui signifie "coin ensorcelé". Encore aujourd'hui les insulaires portent
le sobriquet de "Sorcier de l'Île. L'origine de ce sobriquet serait
attribuable à la présence de soit-disant "feux follets" le soir venu. Au fil des ans, l'île cumula
une série de noms différents. Son nom définitif, de Île
d'Orléans, on le doit (encore) à Jacques Cartier qui, le 6 mai 1536, la rebaptisa ainsi en
l'honneur du Duc d'Orléans, fils du roi de France, François premier.

L'Île d'Orléans est considérée comme l'un des plus anciens
lieux de
peuplement de la Nouvelle-France!
Au début de la colonisation, l'île fait partie du vaste domaine de Beaupré.
Les colons appelés à peupler l'île sont pour la plupart originaires de la Normandie
et du Poitou. Le recensement de 1685 dénombra 1205 insulaires et 917 têtes de
bétail.
En 1759, l'île sera occupée par les anglais, mais il ne persiste, aujourd'hui,
que peu de traces de leurs passages.
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Témoins du passé,
plus de 600 bâtiments sont reconnus par le gouvernement du Québec, comme ayant une
grande valeur patrimoniale, dont la plus ancienne église de la Nouvelle-France. Quelques
boulangeries datant du 18 et 19ème siècle sont encore actives aujourd'hui.
Malheureusement, la douzaine de moulins à farine ainsi que les tanneries, cordonneries et
selleries qui contribuaient à l'autosuffisance des insulaires n'existent plus de nos
jours. Le Manoir Mauvide-Genest, converti en musée, témoigne de la vie quotidienne
de l'habitant et du seigneur de l'île d'Orléans. Certains "Gîtes du Passant"
rappellent eux aussi la petite histoire de ces insulaires remplis de fierté. |
L'Île, d'une dimension de 34 km de long par 8 km de large, est reliée à la
terre ferme (Québec) par un seul pont. Le chemin Royal, principale route de
l'Île, dessert les 6 villages de l'Île.
Le Pont de l'Île
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Au début de la colonie, les insulaires utilisaient en été le bateau pour traverser le fleuve. En hiver, des ponts de glace reliaient l'île à la rive. Encore aujourd'hui, un pont de glace est utilisé par les
motoneigistes
Le pont fut construit à la faveur d'une campagne de lutte contre le chômage. Son inauguration eu lieu le 6 juillet 1935 et
il fut baptisé, à ce moment, Pont Taschereau, en l'honneur de Louis-Alexandre Taschereau, alors premier ministre du Québec et député de Montmorency; aujourd'hui,
son nom officiel est Pont de l'Île d'Orléans, mais il est appelé familièrement Pont de l'Île.
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Le Chemin Royal
Au 18e siècle, les routes n'étaient que des petits chemins de terre courant de maison en maison
vers le moulin ou la chapelle paroissiale. Le Chemin Royal ceintura l'Île en
1744, celui-ci est long de 67 km et dessine les contours dentelés d'anses et de pointes de l'île.
Le Chemin Royal offre un panorama exceptionnel du fleuve sur presque toute sa longueur.
En arrière plan, le Cap-Tourmente, Sainte-Anne de Beaupré, les Laurentides (chaîne de montagnes) et les chutes Montmorency
surplombent le côté nord du fleuve.
La rive-sud n'est pas en reste avec les Appalaches (chaîne de montagnes), les villes de Lévis et de Saint-Romuald ainsi que l'Archipel de l'île aux Grues,
à partir duquel le fleuve s'élargit considérablement.
Histoire Maritime
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Le tout
premier quai de l'Île fût construit en 1855, à Sainte-Pétronille. Ainsi reliée à Québec,
l'île d'Orléans connaît un essor économique important. Le quai sert à la fois
d'embarcadère pour les échanges commerciaux et accueille les visiteurs qui ne tardent pas
à affluer. Plus près de nous, soit de 1908 à 1967, le Chantier maritime de
Saint-Laurent (maintenant un Parc maritime avec animation, commandité par les
gouvernements provincial et fédéral) représenta une des plus importantes industries de la
région. Pendant la belle saison on y construisait des navires de bois et l'hiver, on
y entreposait les goélettes. Au XIXe siècle, de 300 à 400 chaloupes sont construites
par années, disséminées dans une vingtaine de chalouperies. |
L'Héritage des Aïeux
Les
habitants de l'île d'Orléans ont jalousement préservé le charme rural de leur île
chérie. Félix Leclerc, chanteur et poète, résume très bien, dans ses
chansons, l'esprit qui anime les insulaires. Les mordus de généalogie seront
surpris d'apprendre que l'Île est la terre ancestrale de 317
grandes familles québécoises, et que 35 d'entre elles y ont érigé un monument ou une
plaque commémorative à l'occasion de grandes fêtes.
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